Par terre, pétales, tiges coupées, bouts de feuilles, quelques baies et petits morceaux de bois jonchent le sol...Tout est mouillé et frais. Les bottes de fleurs et de feuillage en abondance accueillent les arrivants et forment une haie coP1020396lorée et touffue devant la boutique. Quelques petits bouquets sont déjà préparés, un peu plus loin on trouve des petits pots de cyclamens ou de buis... L'ensemble dégage une effluve exquise et euphorique : essentiellement verte et aqueuse. Elle est apaisante et vitalisante en même temps, car elle suggère la vie grâce à l'eau (bien qu'a priori, l'eau ne sente rien) et la détente grâce aux senteurs vertes qui suggèrent l'odeur de l'herbe coupée sans la rappeller. A cet accord s'ajoutent les odeurs de terre noire et les parfums des fleurs qui se mélangent.
    C'est pour cela que j'aime aller chez le fleuriste, car on ressort souvent avec un beau bouquet qui emporte avec lui un petit peu de cette odeur si caractéristique de la Bouquet_blancboutique, et apporte dans le salon cette sensation fraîche et vivante. Parfois même, je m'arrête un instant dans la rue devant un fleuriste pour sentir quelques lys,  humer l'arôme du magasin et repartir le nez frais et rose de plaisir.
    L'odeur de "chez le fleuriste" fait partie du petit carnet de senteurs intérieur sur lequel on marque nos parfums de la vie de tout les jours, ceux qui nous font sourire, rire, plaisir.

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